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EXPLORER                     DECRYPTER                REVELER                 ALLER EN PREMIERE LIGNE

L'agence de presse Premières Lignes télévision défend le documentaire d’enquête.

Des films documentaires, des investigations, des reportages qui interpellent le grand public et font bouger les lignes.

Dirigée par Paul Moreira et Luc Hermann, l’agence Premières Lignes fait le pari
de réconcilier narration haletante, modernité du traitement et réflexion citoyenne.

Des reportages portés par des plumes capables d’investir leur talent à rendre accessible des évènements
qui sont restés dans l’ombre et à décrypter les manœuvres de la communication, qu’elle soit politique ou d’entreprise.

Diffuseurs partenaires : Canal+, France Télévisions (France 2, France 5, France 4), Arte, RTBF, TSR, RTL Allemagne, Télé Québec, ABC Australia...


ACTUALITES

Colombie : terminus Eldorado

31' - Jeudi 6 mai à 20h35 sur France 2 dans le magazine Envoyé Spécial.
Une enquête de Camélia Encinas et Manolo d'Arthuis

Depuis quelques mois, des milliers de Colombiens se ruent pour chercher de l'or sur une partie du fleuve Dagua, sur la côte pacifique, près de Buenaventura. Le nouveau filon d’or se trouve au cœur de la Cordillère des Andes, une zone sous haute tension, il y a encore un an elle était tenue par les rebelles de la guérilla Farc.

Ils seraient 8.000 mineurs autour du fleuve, dans l'une des régions les plus pauvres du pays, laminée par le chômage.Avec l'envolée du prix mondial de l'or, hommes, femmes, enfants, viennent tenter leur chance dans ces réserves inexploitées. La rumeur s’est rapidement propagée dans toute la région, et des milliers de Colombiens ont tout quitté pour venir tenter leur chance, les pieds dans l'eau avec leur tamis.

Mais cette exploitation pose problème. Le fleuve été détourné de son lit, les rives sont trouées de cratères boueux. 17 personnes déjà sont mortes, emportées par les eaux et les éboulements créés par les crues soudaines. Les chercheurs d'or se sont installés sur une bande de dix kilomètres, ils ont monté des campements de fortune. Des familles entières vivent dans des conditions d'hygiène désastreuses.

Camélia Encinas et Manolo d’Arthuys ont notamment suivi Elacio et sa famille. Ils ont parcouru 300 kilomètres venir tenter leur chance. Elacio prend beaucoup de risques pour atteindre l’or dans les eaux boueuses, il se bat contre de gros entrepreneurs qui repoussent de force les petits mineurs pour exploiter illégalement les meilleurs filons. A qui profite les 150 kilos d'or trouvés chaque semaine dans le fleuve Dagua ? Combien de mineurs gagnent vraiment leur vie ? Et quelles sont les conséquences écologiques de cette nouvelle ruée vers l'or ?

 


 

"Afghanistan : sur la piste des dollars"
Prix de l'investigation au FIGRA 2010

L'enquête documentaire de Paul Moreira sur la corruption en Afghanistan, diffusée sur CANAL +, vient de recevoir le Prix de l'investigation du FIGRA, le Festival international du grand reportage d'actualité et du documentaire de société. L'édition 2010 se tenait du 24 au 28 mars au Touquet Paris-Plage.




Discriminations : haro sur les seniors

34' - Jeudi 1er avril à 20h35 sur France 2 dans le magazine Envoyé Spécial.
Une enquête de Marie-Laure Gendre et Vincent Ferreira

Passé un certain âge, il est très difficile de payer en plusieurs fois sans frais un canapé ou une machine à laver. Dans les grands magasins, les vendeurs dissuadent les seniors de demander un crédit.
Une situation humiliante pour Françoise, 76 ans ou Noëlle, 82 ans, suivies dans cette enquête.

En France de plus en plus de discriminations liées à l'âge apparaissent dans des domaines insoupçonnés de la vie quotidienne. Les seniors rencontrent de nombreuses difficultés pour acheter un meuble à crédit, louer un appartement, assurer une voiture, emprunter de l'argent dans une banque ou travailler.

Pendant trois mois, Marie-Laure Gendre a enquêté à Paris, Dijon, Toulouse et Avignon, avec des personnes âgées victimes de graves discriminations.




Birmanie
Résistants, business et secret nucléaire

52’ - Vendredi 26 mars 2010 à 22h25 sur Canal +
Une enquête de Paul Moreira.


La Birmanie est l’un des pays les plus fermés et les plus surveillés de la planète.
Impossible d’y travailler en tant que journaliste indépendant. La mise en danger des traducteurs et des guides est extrêmement élevée. La moindre image doit être volée.
Pourtant, grâce au courage de membres de la résistance intérieure, nous avons pu travailler, sous couverture, au cœur des secrets de ce pays-prison qui semble gouverné
par le Roi Ubu.
Images, témoignages et documents inédits nous éclairent sur les projets des militaires birmans et leur mode de financement. Enfin, nous avons pu mettre en lumière les entreprises occidentales respectables qui aident la dictature à se « bunkeriser ».

L'enquête

Contrôler Internet
Les militants de la démocratie se servent d’Internet comme d’outil principal de contre- information et de combat. Les militaires, au pouvoir depuis un coup d’état en 1990, répriment dans le sang tout soulèvement démocratique, comme celui de 2007, mais ont du mal à contrôler Internet. Chaque jour des secrets d’état arrivent en pièces jointes sur les boites mails de l’opposition en exil en Europe. Mettre les télécommunications sous surveillance est devenu un enjeu vital pour eux.


Alcatel Shangai Bell

Nous avons découvert qu’Alcatel, via sa filiale chinoise Shangai Bell, travaille pour militaires birmans dans la mise en place d’un réseau « sécurisé » de télécommunication. Théoriquement, le pouvoir birman est isolé, frappé de sanctions, boycotté par la quasi-totalité de la communauté internationale. En fait, il en va autrement. Dans la presse officielle, les militaires se vantent de travailler avec Alcatel à la fabrication d’un réseau à leur service.

Les comptes Off Shore des généraux birmans
4,8 milliards de dollars, c’est l’argent que les généraux birmans auraient réussi à détourner du budget national. L’information, fondée sur un rapport du FMI, émane d’une ONG américaine, Earth Rights. L’argent vient du gaz exploité par le français Total et l’américain Chevron. Le gaz est le principal revenu de la Birmanie. L’argent serait déposé sur des comptes off shore d’un paradis fiscal : Singapour.


Secret nucléaire
Depuis quelques mois, les services de renseignement américains et européens, soupçonnent les militaires birmans d’utiliser leur argent noir pour financer un programme nucléaire clandestin. Des documents « fuités » montrent des allers-retours avec la Corée du Nord. Des déserteurs affirment l’existence d’un programme nucléaire militaire clandestin. Objectif : une bombe avant 2014.
Pour la résistance démocratique, il y a urgence : si la Birmanie acquière la bombe atomique, cela signifie certainement que les militaires pourront rester indéfiniment au pouvoir. Tout comme leurs homologues Nord Coréens.


Citations tirées de l’enquête documentaire

Résistant : « Nous vivons dans un état de peur irraisonnée. Nous avons le sentiment d’être espionné
par des caméras et de l’électronique. »

Moine anonyme : « Parler avec n’importe quel blanc est dangereux...

Khin Maung Win, Democratic Voice of Burma : « Les deux camps se combattent à l’aide de technologies modernes. C’est dangereux quand vous ne savez pas correctement manipuler les technologies de l’information.
Un ordinateur, ça se pirate.»

Laurent de Ségonzac, porte parole d’Alcatel-Lucent : « Nous, on a fourni l’infrastructure. Après la façon dont un réseau est exploité et comment il est exploité ne relève pas de nos prérogatives. »

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères français : « Les sanctions pourraient porter sur les comptes en banque et les circuits bancaires des généraux birmans. (...) Le seul moyen de pression économique sérieux, ce serait évidemment le groupe Total... »

Jean-François Lassalle, porte parole de Total : « Nous ne nous prononçons jamais sur les gouvernements des pays où nous sommes. »

Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine : « Nous sommes très inquiets au sujet de la Corée du Nord. Nous avons eu des rapports récents qui indiquent des accords entre eux et la Corée du Nord. »

Win Tin, déserteur : « Ils veulent jouer au poker nucléaire, comme l’Iran... »

 


 

"Afghanistan : sur la piste des dollars"
sélectionné à "l'Investigative Film Week"

L'enquête de Paul Moreira sur la corruption a été sélectionnée avec cinq autres films par
le Center for Investigative journalism.
Projection le 4 février à Londres, à l'Oliver Thompson Theatre, City University London.
Paul Moreira y répondra aux questions du public.

Le CIJ est une fondation anglo-saxonne consacrée au journalisme d'investigation. Elle compte parmi ses conseillers des personnalités comme l'Américain Lowell Bergman de PBS, John Pilger, ou Michael Gavshon de 60 Minutes - CBS.

La première édition de la semaine du film d'investigation vise à mettre en lumière six films dans l'ensemble de la production mondiale qui illustrent chacun à leur manière l'exercice de l'enquête par l'image.

Retrouvez plus d'informations et la sélection complète ici.

"Afghanistan : sur la piste des dollars" a été diffusé par Canal + le 24 avril 2009, dans "Temps présent" de la TSR et "Four Corners", la case d'investigation en prime-time de ABC-Australia.

 


 

Victimes de la mode : le vrai prix du jean délavé

27' - Jeudi 7 janvier à 20h35 sur France 2 dans le magazine Envoyé Spécial
Une enquête de Camélia Encinas et Pierre Toury


Toutes les grandes marques de mode proposent des jeans délavés, difficile d'y échapper. Aspect râpé, vieilli artificiellement, troué, les jeans sont de plus en plus travaillés. Plus le délavage est sophistiqué, plus le jean coûte cher, jusqu’à 300 euros.
Comment ces jeans sont-ils délavés ?

C’est un sujet tabou pour les grandes marques de mode et les grands magasins. Pourtant, certains procédés pour traiter la toile sont extrêmement dangereux pour l'homme.
Une maladie grave frappe des milliers d’ouvriers aux portes de l’Europe. 

Les grandes marques de mode internationales sous-traitent une partie de leur production de jeans en Turquie.
Jusqu’au printemps dernier, pour blanchir les jeans, de nombreux ateliers turcs utilisaient la technique du sablage. Des ouvriers projetaient du sable à haute pression sur les jeans, dans des petites cabines sans aération. Ils travaillaient sans protection et respiraient les poussières hautement toxiques. Cette pratique est totalement interdite dans l'Union européenne.
En avril 2009, la Turquie a décidé de l’interdire à son tour.
Officiellement, 600 ouvriers turcs sont atteints par la silicose, mais ils seraient des milliers.

C’est une maladie respiratoire qui avait quasiment disparu en Europe, au siècle dernier la silicose a décimé des centaines de milliers de mineurs. Elle réapparait aujourd'hui en Turquie, sous une forme foudroyante, avec une issue fatale plus rapide. 44 ouvriers sont morts, la plupart avaient moins de 30 ans.

 

Les multinationales de la mode étaient-elles au courant des effets dévastateurs du sablage ? Dans quelles conditions sont produits aujourd’hui les jeans des grandes marques en Turquie ? L’équipe de l'agence Premières Lignes Télévision a rencontré les victimes et enquêté dans les ateliers d’Istanbul. Rares sont les usines qui respectent les normes de sécurité.

 


 

"Enfumés..."
Comment le lobby pétrolier américain nous a fait perdre 10 ans.


52' - Mercredi 9 décembre à 22h10 sur France 4
Une enquête documentaire de Paul Moreira


A l’occasion du sommet de l’ONU sur le climat qui se déroulera du 7 au 18 décembre à Copenhague, Premières Lignes présente "Enfumés..."

Une enquête documentaire de Paul Moreira sur le lobby pétrolier américain et l’action des négationnistes climatiques.
Le journaliste revient sur cette tempête politique montrant comment les industriels du pétrole, du charbon et de l’automobile ont placé leurs agents d’influence au cœur même de l’administration américaine. Pour rappel, les États-Unis émettent à eux seuls 30 à 35% du total des gaz à effet de serre d'origine humaine. C’est la première puissance économique dont le développement repose principalement sur l’émission de gaz carbonique.
KYOTO, décembre 1997.
Pour la première fois 160 nations envisagent de réduire leurs émissions
de CO2. Parmi elles, les Etats Unis d’Amérique sans lesquels aucune politique mondiale n’est possible.
Le vice-président Al Gore prononce une phrase qui sonne comme une déclaration de guerre : « Dans mon pays, nous nous souvenons des industriels du tabac qui nous expliquaient que fumer n’était pas mauvais pour la santé. A ceux qui vont chercher à faire obstruction à notre démarche nous disons : nous ne vous laisserons pas mettre des intérêts privés étroits au dessus de ceux de toute l’espèce humaine…» Certaines industries vont se battre contre les décisions prises à Kyoto car pour elles, réduire les émissions de CO² signifie réduire la consommation et donc leurs chiffres d’affaires.
Un lobby aussi implacable que discret va tout faire pour freiner ce processus. Les lobbyistes vont infiltrer l’appareil d’état, séduire, menacer les politiques, modifier les lois. Ils vont financer une extraordinaire machine de guerre visant à nier l’urgence climatique.
2001 : George W. Bush est élu.
L’enquête montre comment les industriels du pétrole, du charbon et de l’automobile vont placer leurs agents d’influence au cœur même de son administration.
L’un de ces lobbyistes, Philip Cooney, va devenir l’interface entre la communauté scientifique du climat et la présidence des Etats-Unis. Il a travaillé pendant 15 ans pour l’irole américain et son infiltration au cœur de la Maison Blanche, en tant que charnstitut du pétgé du climat au Conseil de la Qualité Environnementale, aurait dû rester secrète.
C’était sans compter sur Rick Piltz, un modeste fonctionnaire chargé d’éditer les travaux des scientifiques sur le climat. Piltz va être témoin des pressions exercées par Philip Cooney sur la recherche.
Il va découvrir que les rapports des scientifiques sont massivement modifiés, amendés, tronqués par Cooney. En y injectant le doute, il va en altérer le sens … Là où les scientifiques avaient mentionné des certitudes, il glisse des « peut-être»… Rick Piltz décide de quitter son travail avec les documents qui établissent l’infiltration du lobby pétrolier. Il donne l’alerte, devient un « whistle blower ». L’information fait la UNE du New York Times.
En 2007, les parlementaires démocrates demandent une commission d’enquête. Ils veulent entendre Philip Cooney et lui faire avouer qu’il n’était pas un simple fonctionnaire au service du bien public mais un agent du lobby pétrolier.
Paul Moreira a obtenu l’autorisation de filmer les auditions devant le Congrès. Dans une dramaturgie évoquant un moment de cinéma, l’agent d’influence est passé sur le grill. Les auditions vont révéler les méthodes très particulières du gouvernement Bush et ses liens organiques avec l’industrie pétrolière. Ainsi, un document destiné à rester secret est produit : c’est un plan d’action élaboré par le lobby pétrolier, une feuille de route pour manipuler l’opinion publique et retarder les décisions. Un climat d’intimidation qui touchait non seule ment l’administration mais aussi les institutions comme la NASA.

A cause des manœuvres des lobbies industriels et des blocages du gouvernement Bush, un temps précieux a été perdu. Les spécialistes disent une dizaine d’années. Après l’élection de Barack Obama, la position des climatologues et des écologistes va être entendue. L'objectif de la nouvelle administration américaine, bien disposée à lutter contre le réchauffement climatique est le suivant : ramener les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d'ici 2020.

 

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